Besoin d'aide?

Si vous êtes en crise:

Si vous êtes en crise, veuillez vous rendre immédiatement au centre d’urgence le plus près.

Si vous ou un membre de votre famille êtes en état de détresse, appelez l’un des réseaux ci-dessous pour obtenir du soutien ou être guidé sur la façon de chercher de l’aide dans votre région et pour votre condition.

Pour les enfants : Ligne d’aide enfants, 1-800-668-6868, http://www.kidshelpphone.ca

Pour les adultes : Site Web du Bureau national de l’ACSM au http://www.cmha.ca

Si la situation empire ou est urgente:

Appelez une ligne d’assistance en prévention du suicide (anglais seulement) ou votre service téléphonique local de détresse ou de crise situé dans plusieurs centres urbains et régions. Cette information est disponible dans les annuaires téléphoniques locaux, ou en appelant la police locale. Ou rendez-vous immédiatement au département d’urgence de l’hôpital le plus proche, où vous serez vu par un spécialiste si nécessaire.

Plusieurs ministères de la Santé provinciaux fournissent maintenant un accès 24 h, 7 jours par semaine, à un professionnel soignant (habituellement une infirmière), qui peut offrir des conseils de base de première ligne et peut souvent vous aider à trouver des services locaux. Si vous ne pouvez trouver le numéro de téléphone dans votre annuaire ou en ligne, appelez votre centre de santé communautaire ou votre hôpital local.

Obtenir un diagnostic

Aller vers les autres pour rechercher de l’aide lorsque l’on est sujet à une maladie mentale s’avère difficile pour un certain nombre de raisons. Certains hésitent à révéler leurs problèmes de peur d’être jugés et éventuellement blâmés. D’autres, enfoncés dans leurs symptômes, nient la maladie et s’opposent à toutes les tentatives d’assistance. D’autres encore luttent seuls jusqu’à ce que, sous l’emprise de la maladie, ils en viennent à se mettre en danger, soit en négligeant totalement de se prendre en charge, soit en exprimant une violence tournée vers les autres ou vers eux-mêmes (tentative de suicide). Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils commencent à recevoir de l’aide, de façon contrainte, ce qui ne constitue jamais la meilleure des situations.

Une fois l’aide obtenue, il peut s’avérer délicat d’établir un diagnostic. Diagnostiquer une maladie mentale est un processus de longue haleine; il convient d’écouter la personne ainsi que ses proches, d’observer son comportement, et de faire des essais avec différents médicaments pour déterminer le traitement le plus adapté. Durant cette période chaotique, il y a un risque d’abandon du traitement, soit sous l’effet du découragement, dû au manque de progrès, soit sous l’effet de la récidive des symptômes qui peuvent amener la personne à un nouvel enfermement dans le déni de sa maladie. Ce processus peut être frustrant et perturbant pour tous. Parfois, il peut même s’avérer dangereux.

L’obtention d’un diagnostic correct exige de la persévérance, la volonté d’essayer des traitements différents, le soutien des proches et, au-dessus de tout, de l’espoir. Avec le temps, vous obtiendrez une réponse.

Déterminer le bon traitement

L’accès à des informations de grande qualité sur la nature des problèmes (le diagnostic), et sur les possibilités d’aide (le traitement), est un phénomène récent. S’il est vrai que certaines sources d’informations sont douteuses, il en existe de nombreuses qui sont parfaitement fiables.

Les médicaments

Habituellement, sans que ce soit toujours le cas, le traitement de la maladie mentale implique l’utilisation de médicaments.

Tous les médicaments ont deux noms : un nom générique (il s’agit d’une appellation chimique complexe) et un nom commercial. Si vous effectuez une recherche sur Internet en utilisant l’une ou l’autre de ces appellations, vous aboutirez sur des sites fiables où vous trouverez des explications sur les objectifs du médicament, sur les personnes auxquelles il est destiné et sur celles qui ne doivent pas le prendre, et enfin sur ses effets secondaires possibles. Cependant, ces informations étant essentiellement fournies par le fabricant, on peut supposer qu’elles ne sont pas exemptes de motivations commerciales. En approfondissant vos recherches, vous pourrez trouver sur Internet des sources qui présentent les médicaments psychiatriques d’un point de vue plus objectif. Par exemple, les sites de l’ACSM (CMHA) et de Santé Canada offrent des ressources qui analysent les différents médicaments.

La recherche sur les médicaments nécessite un réel effort et vous aurez peut-être besoin d’un dictionnaire pour vous aider, mais obtenir le bon médicament avec le bon dosage peut réellement constituer un élément critique dans la guérison d’une maladie mentale. Présentez le résultat de vos recherches à votre médecin, ou au médecin de vos proches, et discutez avec lui ou avec elle de ce que vous avez découvert ainsi que de son point de vue. Des professionnels, spécialistes de la santé mentale compétents et dévoués, encouragent la participation active des consommateurs et de leur famille en tant que partenaires de plein droit dans le voyage de la guérison.

Les autres traitements

Il existe de nombreuses autres composantes possibles dans le traitement d’une maladie mentale et dans l’obtention d’une guérison : les thérapies interpersonnelles ou cognitives, les mesures de soutien professionnel, les services de soutien à domicile (si nécessaire), la gestion de cas, les thérapies et les traitements alternatifs, ainsi que beaucoup d’autres ingrédients spécifiques à chaque individu. Vous trouverez ci-dessous une présentation sur l’assistance mutuelle et le soutien par les pairs.

L’assistance mutuelle et le soutien par les pairs

Les personnes ayant une maladie mentale et leurs familles disent souvent que l’aide qu’ils reçoivent les uns des autres est inestimable. Rien ne peut remplacer la discussion avec une personne qui a vécu la même expérience. Les gens qui participent à des groupes d’assistance mutuelle (aussi appelés groupes d’entraide), et à des organisations de soutien par les pairs, indiquent que le bénéfice le plus important de ce type d’activité consiste à réaliser que l’on n’est pas seul.

Les groupes d’assistance mutuelle dépendent des volontaires. Il existe une culture de la mutualité qui repose sur un certain nombre de principes : aucune personne n’est plus importante ou plus compétente qu’une autre; chacun a quelque chose à donner; échanger des expériences, des trucs et des conseils, voire simplement être ensemble, permet de sérieusement avancer sur le chemin de la guérison.

Le soutien par les pairs fait référence à des échanges en face-à-face durant lesquels des personnes atteintes d’une maladie mentale (ou des membres de la famille, ou des amis) rencontrent des personnes nouvellement diagnostiquées, hospitalisées ou hébergées dans des lieux de soins communautaires, et leur offrent de l’aide et des conseils. Une fois encore, la mutualité est capitale. Le pair joue un rôle de guide, mais il est clair que ceux qui reçoivent des conseils ne sont ni des patients ni des clients. Ils sont simplement embarqués dans le même voyage. Les pairs peuvent être des volontaires ou être rémunérés. La plupart du temps, ils ont reçu une certaine forme de formation.

Pour les consommateurs, les familles et les pourvoyeurs de soins

Les deux boîtes à outils suivantes orientent les consommateurs et leurs proches sur ce à quoi ils peuvent s’attendre en recherchant des soins et en étant des partenaires actifs des soins.

Travaillant ensemble vers le rétablissement : Consommateurs, familles, pourvoyeurs de soins et fournisseurs (PDF 1.4MB)

Vers le rétablissement : Un Guide de santé mentale pour les gens des Premières nations (PDF 1.6MB)

Réseaux nationaux pour le soutien et la rémission

Les organismes suivants offrent du soutien des pairs ou des conseils pour trouver de l’aide :

D’autres réseaux

Voici des sources d’informations professionnelles :

Voici des ressources internationales :

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